1 septembre 2026

Double label, panneaux solaires et CO2 : les nouveaux indicateurs du certificat PEB

Le certificat PEB 2026 affiche un double label énergétique et de nouveaux indicateurs liés au photovoltaïque et aux émissions de CO2. Voici comment les lire et les comprendre.

Double label, panneaux solaires et CO2 : les nouveaux indicateurs du certificat PEB

La première page du certificat PEB reste, comme aujourd'hui, la page de référence : elle reprend les informations administratives du bien et les indicateurs à faire figurer dans les annonces de vente ou de location (numéro de certificat, consommation totale et spécifique d'énergie primaire, classe énergétique). Sa présentation évolue toutefois avec l'apparition de plusieurs nouveaux indicateurs.

Le double label : un logement, deux labels

La nouveauté la plus visible de cette première page est l'affichage d'un double label :

  • le label réel du logement, qui tient compte de l'éventuelle installation photovoltaïque ;
  • le label « corrigé », c'est-à-dire la performance du logement sans l'apport des panneaux photovoltaïques.

L'objectif est de distinguer clairement ce qui relève de la performance intrinsèque du bâtiment (isolation, ventilation, systèmes de chauffage) de ce qui relève de la production d'électricité renouvelable sur place. Un logement peu isolé mais équipé de nombreux panneaux solaires peut ainsi afficher un bon label réel, tout en révélant, grâce au label corrigé, qu'il reste à améliorer sur le plan de l'enveloppe et des systèmes.

Le pourcentage d'énergie renouvelable produite sur site

Un nouvel indicateur complémentaire fait son apparition : le pourcentage d'énergie renouvelable produite sur site. Il permet de visualiser en un coup d'œil la part de la consommation du logement couverte par une production locale (typiquement le photovoltaïque).

L'impact environnemental mis en avant

Le certificat met désormais en avant l'impact environnemental du logement à travers deux valeurs :

  • les émissions de CO2 totales ;
  • les émissions de CO2 opérationnelles, c'est-à-dire celles liées directement à l'usage du bâtiment (chauffage, eau chaude, etc.).

Cette évolution permet de replacer la performance énergétique dans une perspective plus large, celle de l'empreinte carbone du logement, en cohérence avec les objectifs climatiques régionaux et européens.

En résumé

Ces nouveaux indicateurs ne remplacent pas le label classique (de A+ à G), qui reste l'élément de référence pour comparer les biens entre eux. Ils viennent l'enrichir, pour donner une image plus complète et plus transparente de la performance réelle d'un logement, en particulier lorsqu'il est équipé d'une installation photovoltaïque.

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